L’humanitaire – Un business lucratif (Les réfugiés)

refugiés business humanitaire migrant camp guerre afriqueAu même titre que beaucoup de produits sur Terre, l’humanitaire devient un marché juteux pour les entreprises.

Les camps de réfugiés, une véritable économie

Les camps de réfugiés sont de plus en plus nombreux sur Terre. En cause, les nombreuses guerres et crises politique. Lorsque les migrants s’y établissent, cela dure de plus en plus longtemps. C’est un vrai monde parallèle. Toute une vie s’organise, ce qui amène des trafics, de la corruption et des problèmes éthique. Il y a dans certaines régions, de gros trafics immobilier, comme à Kakuna, camps accueillant 155 000 personnes au Kenya. Les abris se prennent, se payent, se vendent, s’échangent, la police s’en mêle et le HCR (Agence de l’ONU pour les réfugiés) ferme les yeux sur cette économie souterraine (pots de vin?)…

Le camp le plus important au monde se trouve au Kenya. Le camps de Dadaab accueille en majorité des Somaliens , entre 200 000 et 300 000. Ici, le provisoire est devenu permanent. Les réfugiés qui y vivent ne peuvent ni partir pour reconstruire une vie, ni revenir sur leur pas. Ils n’ont pas le droit de travailler ni de quitter le camp librement. Il est interdit pour ces hommes et femmes de construire ou de posséder un bien.

Dadaab devait être fermé en 2016 suite à une enquête de l’ONU, mais …

A Dadaab, 60 % des « habitants » ont moins de 17 ans. Quel avenir pour ces enfants sans nationalité et sans histoire ?

Ce genre de camp est une bénédiction pour les businessmen qui commercialisent des objets, des nutriments, des filtres à eaux, et même des abris (n’est ce pas Ikea?). Les réfugiés sont devenus des consommateurs comme les autres. La foire de l’assistance en est la preuve : en marge du sommet sur l’ONU, a lieu une foire où chaque entreprise présente ses nouveautés (tente, repas auto chauffant, masques, abris, système electrique…).

Philosophie : faire du profit avec l’humanitaire.

La sécurité de tous les camps de migrants est assuré pour les humanitaires par une seule et même entreprise

Les humanitaires sont escortés en permanence par la police, et UNE société de protection : G4S. G4S côute des millions aux services humanitaires. Les employés Kenyan de G4S travaillent pour cette multinationale Anglaise qui pese 8 milliards d’euros. Ils sont sur tous les fronts : prison, camps de réfugiés, centre de rétentions, centre d’insertions, …

De nombreuses ONG dénoncent le comportement de G4S suite à des scandales (pots de vins, brimades, violences, … ). Dans certains camps, G4S demande aux réfugiés de payer afin d’accéder aux zones « Humanitaire ».

Autre business, les réfugiés sont maintenant fichés et répertoriés lors de leur arrivé dans les camps

Les listes sont créées par reconnaissance de l’iris, avec un seul distributeur au niveua mondial : IrisGuard.

Aux sujet de l’implantation de son système EyeRise (fichage et reconnaissance par l’iris), le PDG de IrisGuard a dit « On veut avoir tous les réfugiés, on veut tous les pauvres d’Afrique  on veut beaucoup »

Il refuse cependant de donner son chiffre d’affaire sur le marché de l’humanitaire. Il espère bientôt distribuer son système en Afrique, où le marché de la pauvreté et de l’aide alimentaire représente plusieurs milliards d’euros. L’UNHCR (Agence des Nations Unis pour les réfugiés) ne met pas de freins à la privatisation de la misère.

L’ONU assure que les données recueillies par le système EyeRise sont confidentielles et sont entièrement la propriété de l’UNHCR. Mais qu’arriverait il si elles tombaient entre les mains de groupes malveillants ? Affaire à suivre

Dans certains camps, comme à Zaatari (Jordanie), les réfugiés doivent scanner leur yeux pour acheter de la nourriture (dans une supérette tenue par une entreprise privé). Cependant, leur accord n’a jamais été demandé. Ceci pose des problèmes éthiques, même si le système semble pratique.

Enfin, vous l’aurez compris, beaucoup d’états et de groupes privés ont tout intérêts à ce que les les camps de réfugiés continuent d’exister. Certains disent que c’est un marché comme un autre.

Qu’en pensez vous ?

Pour aller plus loin :

UNHCR
Livre – Humanitarian Business